Un Japon blanc et sauvage
Le froid y est vif, l'accueil d'autant plus chaleureux. Entre forêts de bouleaux et villages de pêcheurs, l'île la plus au nord du pays offre une saison que l'on n'oublie pas.
Un voyage à Hokkaido en hiver commence souvent par la neige, et quelle neige. Venue de Sibérie, elle tombe légère et sèche sur Niseko, au pied du mont Yōtei, que l’on surnomme le Fuji d’Ezo. Les skieurs du monde entier en parlent avec des étoiles dans les yeux, mais la station a aussi ses forêts silencieuses, ses villages et ses tables où l’on se réchauffe d’un bol de ramen.
Plus à l’est, l’île devient sauvage. Autour du lac Akan, la culture aïnoue, celle du peuple autochtone d’Hokkaido, se transmet par la sculpture, la musique et la danse. Dans les marais de Kushiro, les plus vastes du Japon, les grues du Japon exécutent leur parade nuptiale dans la neige. C’est ce mélange de grands espaces, de rencontres et de bains brûlants qui fait d’Hokkaido un hiver à nul autre pareil.