L'île des grands espaces
Loin de la chaleur de Tokyo, l'été y est doux et lumineux. On roule entre fermes et volcans, et la nature sauvage n'est jamais loin.
Un voyage à Hokkaido en été, c’est un Japon que l’on n’imagine pas. Quand Tokyo étouffe dans la chaleur humide, l’île la plus septentrionale du pays respire : air frais, routes presque désertes et horizons qui évoquent tour à tour la Provence et le Canada. Autour de Furano et de Biei, la lavande, les bandes de fleurs et les collines en patchwork composent des tableaux vivants, au pied des volcans du Daisetsuzan.
Plus à l’est, la péninsule de Shiretoko, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, est l’un des derniers territoires vraiment sauvages du Japon. Les ours bruns y arpentent les plages, les orques puis les cachalots croisent au large, et les lacs de cratère semblent tout droit sortis d’un autre continent. C’est cette nature généreuse, entre montagnes et mer d’Okhotsk, qui fait d’Hokkaido une parenthèse estivale grandeur nature.