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Le Japon à table

Chaque région a sa spécialité et ses gardiens. On les rencontre là où ils travaillent, et l'on comprend que la cuisine japonaise est d'abord une affaire de produits et de patience.

Un voyage gastronomique au Japon commence forcément à Osaka, la ville du kuidaore, « se ruiner à force de manger ». Ancienne « cuisine de la nation », elle a vu transiter pendant des siècles le riz, le kombu et le saké de tout l’archipel, et ses habitants en ont gardé un appétit légendaire. Ici, on se salue presque en demandant si l’on a bien mangé, et l’on débat d’un bouillon avec le sérieux d’un sommelier.

Tout autour, le Kansai déroule un garde-manger d’exception : le bœuf de Tajima, ancêtre du bœuf de Kobe, l’eau des brasseurs de Nada, la sauce soja née à Yuasa, le charbon blanc de Kishū. Plus à l’est, la baie d’Ise offre ses langoustes, ses huîtres et ses perles, sous le regard du sanctuaire le plus sacré du pays, dédié notamment à la divinité des repas. Les saveurs du Japon, oui, mais goûtées à la source, avec ceux qui les font naître.

Kuidaore, côté initiés

Loin des néons de Dotonbori, Osaka se goûte dans ses bars de quartier, debout au comptoir, entre brochettes et oden fumant. On y entre en inconnu, on en ressort en habitué.

Le bouillon d'Osaka

Chez un marchand de kombu, les algues se dégustent comme de grands crus. On prépare ensuite le dashi, ce bouillon discret qui donne à la cuisine d'Osaka toute sa profondeur.

Au marché de Kizu avec un chef

À l'heure où la ville dort encore, un chef parcourt avec vous les étals du marché de gros. Ce qu'il choisit à l'aube se retrouve à midi sur son comptoir.

Takoyaki, à la maison

Dans une famille d'Osaka, chacun jure que sa recette de takoyaki est la meilleure. Autour de la plaque, on retourne les boulettes de poulpe, on rate les premières et l'on rit beaucoup.

Tajima, aux sources du bœuf de Kobe

Dans les montagnes du Hyōgo, un éleveur présente ses vaches noires de Tajima, la lignée du célèbre bœuf de Kobe. On comprend vite que le persillé ne doit rien au hasard.

Nada, l'eau des brasseurs

Sur la côte de Kobe, les brasseries de Nada font naître le saké depuis des siècles. Un maître brasseur ouvre ses cuves, puis sert ses cuvées comme on raconte une histoire de famille.

Yuasa, berceau de la sauce soja

C'est dans ce petit port de Wakayama que serait née la sauce soja japonaise. Dans les ruelles des vieilles brasseries, le moût mûrit lentement en fûts de cèdre, et l'odeur seule vaut le voyage.

Le charbon des grands grils

Dans les collines de Kishū, un charbonnier façonne le binchōtan, ce charbon blanc qui tinte comme du métal. On grille ensuite le déjeuner sur son œuvre, et le goût dit tout.

À table chez les ama

Sur la côte d'Ise-Shima, les ama plongent en apnée depuis des millénaires. Dans leur hutte au bord de l'eau, elles grillent la pêche du jour et racontent leur métier avec un humour aussi vif que l'eau est froide.

Ise, la cuisine des dieux

Au sanctuaire d'Ise, on honore depuis quinze siècles la divinité des repas. Au petit matin, sous les grands cèdres, un guide raconte les offrandes de riz, de sel et de poisson servies chaque jour aux dieux.

Amanemu

Au cœur du parc national d'Ise-Shima, un Aman pensé comme un village de sources chaudes, posé sur une colline face aux radeaux perliers de la baie d'Ago.

Ouvert en 2016, Amanemu doit son architecture à Kerry Hill, qui a réinterprété les maisons rurales japonaises : longs toits de tuiles, bardages de cèdre sombre, lignes basses qui se fondent dans la forêt. Tout autour, la baie d’Ago découpe ses criques où l’on cultive l’huître perlière depuis plus d’un siècle. Le grand sanctuaire d’Ise est à une heure de route, les huttes des plongeuses ama encore plus près : on est ici au cœur d’un des terroirs marins les plus riches du pays.

La table puise dans ce garde-manger : langouste d’Ise, ormeaux, huîtres de Matoya et bœuf de Matsusaka composent une cuisine de saison servie sous une haute charpente de bois. La piscine à débordement s’étire face à la baie. Chaque hébergement possède son propre bain alimenté par la source chaude, et le spa prolonge ce rituel avec ses pavillons d’onsen et ses soins. Le soir, le silence est tel que l’on entend la forêt respirer.

Tanguy Waerenburgh à cheval au Selman Marrakech au Maroc

Tanguy, fondateur

Depuis toujours, je suis animé par une conviction simple: les plus beaux voyages ne se trouvent pas dans un catalogue. Ils se construisent autour de ceux qui les vivent.


Au fil de mes voyages à travers le monde, j’ai privilégié les rencontres, les lieux confidentiels et les expériences authentiques. J’ai compris qu’un voyage d’exception ne se résume ni à un hôtel prestigieux, ni à une destination à la mode, mais à une succession de moments qui marquent durablement.


C’est cette vision qui m’a conduit à créer Odysight: une maison de création de voyages où chaque itinéraire est imaginé entièrement sur mesure, sans modèles préétablis et sans compromis.


19 October 2026